Kalyn Fay revient avec ᎠᎾᏒᎤ (Garden), un hommage à la famille, aux racines et au foyer
- Megan Routledge

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Par Megan Routledge | The Sound Cafe

Crédit photo : Ryan Cass @fivish.
La chanteuse-compositrice basée en Oklahoma, Kalyn Fay (descendante des Nations Cherokee et Muscogee, née en 1990), revient avec son troisième album studio, ᎠᎾᏒᎤ (Garden), prévu pour le 3 avril 2026 via Horton Records. Le premier single, “Windsong”, déjà diffusé cette année par Americana Highways, suscite un véritable engouement, offrant aux auditeurs une entrée tendre et ancrée dans l’univers musical de Fay.
Dans “Windsong”, Fay évoque la recherche de ses racines dans des espaces inconnus. « J’ai écrit cette chanson lorsque j’étais en Arkansas et que je me sentais très déplacé·e », confie l’artiste. « C’était une manière de revenir, par le son, vers un endroit où je pouvais me retrouver, voici le son que j’utilise pour me rappeler à moi-même, pour ne jamais me perdre ici. » Avec des arrangements mêlant guitare acoustique, violoncelle, contrebasse, saxophone, batterie, percussions et chœurs, le morceau allie intimité et ampleur.
Produit par Scott Bell aux Closet Studios et mixé/masterisé par D. James Goodwin, “Windsong” déploie des textures chaleureuses, des arrangements de cuivres et de violoncelle par Matt Magerkurth, et une instrumentation subtile qui créent un véritable retour à la maison sonore, reflétant parfaitement les thèmes lyriques de réflexion et de lien.
ᎠᎾᏒᎤ (Garden) est un voyage en dix titres à travers la famille, la culture et l’héritage. L’album s’ouvre sur le morceau percutant “More”, une interrogation réfléchie sur les mesures sociales de validation et de valeur, et se poursuit avec des titres profondément personnels comme “Family” et “Grandmother”, qui rendent hommage aux générations passées et futures.
Parmi les moments forts, on retrouve “Seven”, coécrit avec le·a songwriter Diné/Philippin·e Sage Nizhoni, qui traverse sept générations avec des textures superposées rappelant des hymnes, ainsi que “Tsudadatla Tsisqua (Spotted Bird)”, entièrement interprété en langue cherokee. Fay intègre des vocables de powwow dans des titres comme “Windsong”, tandis que des morceaux tels que “Honeysuckle” jouent avec le temps et la mémoire, offrant des méditations sur le foyer et le quotidien. Le morceau central, le titre éponyme Garden, construit à partir d’enregistrements sur les terres familiales de Fay à Tahlequah, est une méditation sur le lieu, l’identité et les chemins qui nous ramènent à nous-mêmes.
Né·e et élevé·e dans l’Oklahoma rural, entre les territoires Cherokee, Muscogee et Osage, Fay puise dans une relation nuancée avec la terre et la communauté. Leur démarche artistique met l’accent sur l’ancrage de soi, l’empathie et la collaboration, intégrant une vision autochtone de l’environnement et de la connexion communautaire. Fay décrit sa musique comme « pour toi, pour moi, pour nous, pour nous tous », reflétant une philosophie qui relie récits personnels et collectifs.
Au-delà de la musique, Fay est un·e artiste interdisciplinaire, actif·ve dans les arts visuels, la curation et l’éducation. Ils sont LIFT Fellow de la Native Arts and Cultures Foundation, Artist in Business Leadership Fellow du First Peoples Fund, et occupent actuellement le poste d’Assistant Curator of Native Art au Philbrook Museum of Art. À travers chaque medium, Fay célèbre la présence, le savoir et la créativité autochtones, faisant vivre les traditions ancestrales dans le présent de manière profondément personnelle et résonnante.
Avec les précédents albums Bible Belt (2016) et Good Company (2019), et des performances à SXSW, Kerrville Folk Festival, Woody Guthrie Folk Festival, Folk Alliance International, FreshGrass, FORMAT Festival, Smithsonian Folklife Festival et la Biennale de Venise, Fay s’impose comme l’une des voix les plus captivantes de l’Oklahoma.
ᎠᎾᏒᎤ (Garden) s’annonce comme un album majeur, un espace où héritage, foyer et créativité se rencontrent.

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