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The Boxer Rebellion – The Second I’m Asleep : quand la survie devient art et que les chansons deviennent un refuge

  • Photo du rédacteur: Stevie Connor
    Stevie Connor
  • il y a 5 heures
  • 5 min de lecture

Par Stevie Connor | The Sound Cafe | Exclusif


The Boxer Rebellion 'The Second I’m Asleep': When Survival Becomes Art and Songs Become Shelter

Crédit photo : Ry Cox



Il y a des groupes qui accompagnent la bande-son de nos vies, et puis il y a des groupes qui marchent à nos côtés, silencieusement et avec constance, à travers chaque moment. Depuis plus de vingt ans, The Boxer Rebellion font exactement cela : écrire de la musique pour les heures où la lumière baisse, où les doutes résonnent plus fort, et où le cœur cherche son chemin de retour vers lui-même.


Ce printemps, ce voyage atteint un nouveau chapitre profondément émouvant.


Après six ans d’absence du format album long, The Boxer Rebellion reviennent avec The Second I’m Asleep, leur septième disque studio, une collection de dix chansons qui éveillent l’âme et qui ressemblent moins à un album qu’à un examen de conscience. Sorti le 27 mars 2026 via Absentee Recordings, il reflète le son d’un groupe qui ne cherche pas à être tendance, cool ou ingénieux, mais simplement honnête.


Et l’honnêteté, en 2026, a quelque chose de radical.


La porte émotionnelle de l’album s’ouvre avec Hidden Meanings, une chanson qui se déploie lentement, délibérément, comme quelqu’un qui trouve enfin le courage de dire ce qu’il a évité pendant des années.


« I no longer wish you dead… »


En seulement cinq mots, le chanteur et parolier Nathan Nicholson déconstruit toute l’architecture du blâme. Ce qui suit n’est pas une accusation, mais une révélation : parfois, les blessures les plus profondes ne sont pas infligées par les autres, mais par nous-mêmes.


« I see hidden meanings. Follow me around. Like I’ve been burning down. My own house »

L’image est dévastatrice : l’auto-sabotage comme un incendie, le chagrin comme quelque chose que l’on continue à nourrir par inadvertance. Pourtant, la beauté de “Hidden Meanings” ne réside pas dans le désespoir, mais dans la reconnaissance, ce moment où nommer la blessure devient la première étape pour la guérir.


Musicalement, la chanson s’épanouit avec une élégance retenue : guitares atmosphériques, batterie patiente, et un chant qui semble toujours au bord de la rupture. Elle ne réclame pas l’attention, elle la mérite.


Après le lumineux premier single “Flowers in the Water”, qui a réintroduit le groupe avec chaleur et couleur, “Hidden Meanings” révèle la véritable essence de l’album : une carte de la survie émotionnelle.


Le titre de l’album est d’une subtilité brillante.

Ce moment à moitié endormi, juste avant le retour de la conscience — c’est là que nos défenses tombent. C’est là que l’esprit s’ouvre à l’honnêteté. Et c’est exactement là que vit cet album.


Enregistré au cours d’une intense poussée créative, The Second I’m Asleep a été façonné autour d’un principe directeur : l’instinct avant l’analyse.


Pas de sur-réflexion. Pas de course aux tendances. Juste quatre musiciens — Nicholson, Adam Harrison, Piers Hewitt et Andrew Smith, faisant confiance à leur connexion et laissant les chansons respirer.


Le résultat est un album non filtré, vital et profondément humain. Ces dix morceaux ne font pas semblant. Ils s’asseyent avec le chagrin. Ils accueillent la clarté. Ils libèrent les fantômes. Ils comprennent que, dans un monde qui va vite, parfois le geste le plus courageux est de ralentir et d’écouter son propre cœur.


Et grâce au savoir-faire des ingénieurs Rees Broomfield, Billy Bush et Kevin Grainger, l’album sonne aussi riche et vaste qu’il le ressent, parfait à la fois dans des enceintes de voiture lors d’une virée nocturne ou dans des écouteurs audiophiles en solitaire.


Pour comprendre pourquoi ce disque semble si ancré, il faut comprendre qui sont réellement The Boxer Rebellion.


Formé en 2001 lorsque Nicholson, né aux États-Unis, rencontre ses camarades britanniques, le groupe émerge à une époque instable de l’histoire musicale, après l’effondrement de Napster, alors que l’industrie ne savait plus comment survivre.

Ils ont choisi de survivre selon leurs propres termes.


Bien avant que « artiste indépendant » devienne un argument marketing, The Boxer Rebellion se publiaient, se finançaient et se croyaient eux-mêmes. Ils n’attendaient pas la permission. Ils ont construit leur propre plateforme. Et des chansons comme “Diamonds” ont trouvé un public mondial grâce à la télévision et au cinéma, Grey’s Anatomy, One Tree Hill, Skins — non parce qu’elles étaient à la mode, mais parce qu’elles étaient cinématographiques dans leur profondeur émotionnelle.


Leur musique a toujours semblé appartenir aux moments où la vie change.


Cette vérité a été puissamment réaffirmée en 2025, lorsque le groupe est revenu sur la scène mondiale avec une performance éblouissante au Pinkpop Festival aux Pays-Bas, devant 50 000 personnes, rappelant au monde entier qui ils sont.


À travers le Royaume-Uni et l’Europe, plus de 14 000 billets ont été vendus pour leurs concerts principaux, dont une soirée complète à Londres au Koko, preuve que leur lien avec le public n’a jamais faibli.


Aujourd’hui, ils ramènent ce nouveau chapitre à la maison.


La tournée UK & EU de mars 2026 culmine avec un retour émotionnel et festif à Brixton Electric : 1 500 personnes, une salle, un groupe, et un nouvel album qui semble destiné à être chanté ensemble.


The Second I’m Asleep ne crie pas pour exister. Il ne court pas après la jeunesse. Il ne cache pas ses cicatrices.


Au lieu de cela, il offre quelque chose de bien plus rare : de la musique pour les cœurs adultes.


De la musique pour ceux qui ont aimé, perdu, reconstruit et continué malgré tout.


The Boxer Rebellion n’ont jamais été plus forts que lorsqu’ils chuchotent, et sur cet album, ils murmurent des vérités que beaucoup d’entre nous apprennent à peine à formuler.

Ce n’est pas seulement leur retour.


C’est leur œuvre la plus profonde et la plus courageuse à ce jour.


The Boxer Rebellion 'The Second I’m Asleep': When Survival Becomes Art and Songs Become Shelter


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About the Writer:

Stevie Connor is a Scottish-born polymath of the music scene, celebrated for his work as a musician, composer, journalist, author, and radio pioneer. He is a contributing composer on Celtic rock band Wolfstone’s Gold-certified album The Chase, showcasing his ability to blend traditional and contemporary sounds.

À propos de l’auteur

Stevie Connor est un polymathe de la scène musicale né en Écosse, reconnu pour son travail de musicien, compositeur, journaliste, auteur et pionnier de la radio indépendante. Il est compositeur contributeur sur The Chase, l’album certifié or du groupe de rock celtique Wolfstone, illustrant sa capacité à marier les traditions musicales à des sonorités contemporaines.


Stevie est cofondateur de Blues & Roots Radio et fondateur de The Sound Café Magazine, deux plateformes devenues des carrefours mondiaux pour le blues, le roots, le folk, l’americana et les musiques du monde. À travers ces initiatives, il a amplifié des voix issues de paysages musicaux variés, créant des passerelles durables entre artistes et publics à l’échelle internationale.


Jurée respecté de grands prix nationaux, dont les JUNO Awards et les Canadian Folk Music Awards, Stevie poursuit, avec une passion profonde pour la musique et le récit, un travail de fond qui relie cultures et genres.


Stevie est également journaliste vérifié sur Muck Rack, une plateforme mondiale reliant journalistes, médias et professionnels des relations publiques. Il a été le premier journaliste mis en avant sur le classement Muck Rack 2023, une reconnaissance soulignant la fiabilité, la visibilité publique et l’impact de son travail. Cette distinction met en lumière son engagement constant envers la transparence, la crédibilité et la mise en valeur d’une musique d’exception.



The Sound Café est une plateforme canadienne indépendante de journalisme musical consacrée à des entrevues approfondies, des reportages et des critiques couvrant les scènes country, rock, pop, blues, roots, folk, americana, autochtones et internationales. Refusant les classements et les logiques de compétition, la publication documente les histoires derrière la musique, constituant une archive vivante destinée aux lecteurs, aux artistes et à l’industrie musicale.


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