Spencer Mackenzie enflamme le blues avec « Don’t Know Where I’m Going » avant la sortie de son nouvel album « Empty Chairs »
- Stevie Connor

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Par Stevie Connor | The Sound Cafe | Exclusive

Crédit photo : Stéphane Bourgeois.
Depuis près d’une décennie, Spencer Mackenzie, nominé aux JUNO et lauréat d’un Maple Blues Award, se forge patiemment – puis avec éclat – une place parmi les talents les plus remarquables du blues-rock canadien. Avec la sortie de son quatrième single, « Don’t Know Where I’m Going », Mackenzie confirme une fois de plus pourquoi le monde du blues le surveille de près.
Disponible depuis le vendredi 16 janvier sur toutes les plateformes de streaming et YouTube, ce morceau est à la fois un hommage audacieux à Rory Gallagher et une déclaration de l’identité musicale unique de Mackenzie dans le blues contemporain.
En reprenant le classique acoustique de Gallagher et en en augmentant l’intensité, Mackenzie livre une version saturée de riffs rugueux, portée par une section rythmique rapide et électrisante, et une énergie brute qui semble aussi spontanée qu’un concert en direct. Interprétation moderne et audacieuse, elle reste ancrée dans le respect de l’original tout en s’épanouissant dans le feu caractéristique de Mackenzie. Cette sortie ouvre la voie à son très attendu nouvel album studio, Empty Chairs.
Produit, mixé et réalisé par Ross Hayes Citrullo, deux fois nominé aux JUNO et lauréat d’un Emmy Award (The Commoners), Empty Chairs promet une fusion de styles : blues-rock, ballades introspectives et énergie débridée. Citrullo, dont le savoir-faire a permis à de nombreux albums de dominer les charts et d’engendrer des millions de streams, capture le jeu de guitare intrépide et l’étendue vocale de Mackenzie, pour un album qui respire comme un concert live.
« Ce que nous avons capté sur cet album, c’est l’honnêteté et le feu », explique Citrullo. « Spencer joue sans peur, sa voix est pleinement ouverte, et chaque prise respire comme un live que l’on ne veut pas voir finir. C’est le blues, électrisé par une touche rock, avec un mordant moderne et une sensation intemporelle. »
À seulement 25 ans, Mackenzie s’est déjà forgé une réputation de performances électrisantes, qui laissent le public en effervescence bien après la dernière note. Sur les scènes du Festival international de jazz de Montréal, du Festival d’été de Québec, du Moulin Blues Ospel ou du Kulturring Schöppingen Blues Festival en Allemagne, il attire tous les regards, partageant l’affiche avec des figures comme Walter Trout, Fantastic Negrito, Samantha Fish ou Jesse Dayton.
Pourtant, malgré tous les éloges, le jeu de Mackenzie reste profondément authentique, la musique circulant à travers lui plutôt que provenant de lui, emmenant l’auditeur au cœur même du rythme du blues.
Empty Chairs explore à la fois des récits personnels et sociétaux.
De la mélancolie introspective du morceau titre aux commentaires sociaux percutants de chansons comme Frozen Hearts, hommage aux victimes des pensionnats, Mackenzie navigue à travers un spectre d’émotions humaines avec des phrasés fluides, des tons résonnants et un jeu de guitare explosif. Chaque morceau semble vécu :
Trip est un appel énergique et guitare heavy pour ceux qui cherchent à se faire remarquer.
What You Do examine les luttes silencieuses derrière le masque du « ça va ».
Till I Get to You offre une étreinte acoustique et intime de l’amour et du soutien.
Helping Hands et Shoot Me Down explorent les relations faites d’attentes et de désillusions.
Le morceau de clôture, Evil, délivre un son de guitare percutant et direct, reflétant les dures leçons que peut enseigner l’amour.
À chaque titre, Mackenzie équilibre hommage et innovation, un clin d’œil aux légendes du blues tout en canalisant l’énergie audacieuse des blues-rockers contemporains. Sa guitare gauchère est à la fois techniquement précise et émotionnellement brute, garantissant que chaque performance est une leçon de maîtrise et d’authenticité.
La critique l’a déjà salué : Shane Pinnagar de 100 Percent Rock Magazine vante son « ressenti inné du blues, que certains musiciens passent une vie entière à ne pas saisir ». Au Canada, Gonzo Okanagan note : « Cette musique vous fait ressentir quelque chose… cela semble le début de quelque chose de grand, peut-être même énorme. » Le public européen partage ce constat, comparant le jeune Ontarien à un Joe Bonamassa en devenir tout en reconnaissant sa voix unique.
Empty Chairs bénéficie également de l’apport d’un ensemble soudé et puissant : Miles Evans Branagh au piano, orgue Hammond et claviers ; Stacey Shopsowitz et Steve Pelletier au basses ; Adam Canon et Matt Burns à la batterie ; Sandra Bouza et Chantel Williams aux chœurs, avec Citrullo ajoutant lui-même des harmonies sur un titre. Cette énergie collective nourrit un album à la fois intime et prêt pour les grandes scènes, personnel et universel.
Gypsy Soul Records, maison d’artistes d’exception tels que Samantha Martin & Delta Sugar, Bywater Call et Marcus Trummer, assure le parfait partenariat pour que le nouvel album de Mackenzie atteigne les auditeurs du monde entier. Avec leur soutien, Empty Chairs n’est pas seulement un album de blues-rock supplémentaire : c’est une déclaration, un témoignage de la puissance et de l’évolution durables du genre.
Alors que Spencer Mackenzie poursuit son chemin, une chose est sûre : c’est un artiste qui ne laisse rien derrière lui, ni sur scène, ni en studio, ni dans le cœur de son public. Avec Don’t Know Where I’m Going pour ouvrir la voie, Empty Chairs s’annonce comme un jalon dans une carrière qui ne fait que commencer à tracer sa route flamboyante.

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À propos de l’auteur
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Stevie est cofondateur de Blues & Roots Radio et fondateur de The Sound Café Magazine, deux plateformes devenues des carrefours mondiaux pour le blues, le roots, le folk, l’americana et les musiques du monde. À travers ces initiatives, il a amplifié des voix issues de paysages musicaux variés, créant des passerelles durables entre artistes et publics à l’échelle internationale.
Jurée respecté de grands prix nationaux, dont les JUNO Awards et les Canadian Folk Music Awards, Stevie poursuit, avec une passion profonde pour la musique et le récit, un travail de fond qui relie cultures et genres.
Stevie est également journaliste vérifié sur Muck Rack, une plateforme mondiale reliant journalistes, médias et professionnels des relations publiques. Il a été le premier journaliste mis en avant sur le classement Muck Rack 2023, une reconnaissance soulignant la fiabilité, la visibilité publique et l’impact de son travail. Cette distinction met en lumière son engagement constant envers la transparence, la crédibilité et la mise en valeur d’une musique d’exception.
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