top of page

Celtic Connections s’ouvre sur un week-end inaugural éclatant, entre musique, sens et communion

  • Photo du rédacteur: Stevie Connor
    Stevie Connor
  • il y a 1 heure
  • 4 min de lecture

Par Stevie Connor | The Sound Cafe


Celtic Connections


Il y a des festivals, et puis il y a des moments culturels vivants, palpitants, et Celtic Connections, désormais dans sa 33ᵉ année, continue de rappeler pourquoi Glasgow, en plein cœur de l’hiver, demeure l’un des grands carrefours mondiaux de la musique.


Le week-end d’ouverture de Celtic Connections s’est déployé comme une suite savamment orchestrée : joyeuse, audacieuse, profondément internationale et solidement enracinée. À travers plus de 80 concerts et événements, des dizaines de milliers de spectateurs ont investi salles de concert, clubs, églises et espaces nocturnes, créant une atmosphère collective où la tradition rencontrait l’innovation et où l’amitié circulait aussi librement que la musique.


Au centre de ce premier acte trônait la légendaire icône de la country américaine Emmylou Harris, dont la simple présence portait avec elle plusieurs décennies d’histoire musicale. À ses côtés figuraient les incontournables du trad-rock écossais Skerryvore, ainsi que l’autrice-compositrice-interprète palestinienne Amal Kaawash, dont les performances ont parfaitement illustré la vocation de Celtic Connections : offrir une scène équitable à des voix venues d’horizons culturels multiples, laissant les récits résonner bien au-delà des frontières.


L’un des moments visuellement les plus marquants s’est tenu samedi soir au Glasgow Royal Concert Hall, où Ross Ainslie, Ali Hutton et le maître de cérémonie Stuart Cassells ont mené un final époustouflant et haut en couleur pour le Gordon Duncan Tribute Pipe Band.

Chapeaux mexicains, sourires et exubérance communicative ont transformé la scène en une célébration de l’héritage et de la joie, honorant l’influence de Duncan tout en embrassant l’esprit ludique et inclusif du festival.


Ailleurs, l’énergie se transformait sans jamais s’éteindre. RuMac et Jarad Rowan ont livré une prestation survoltée à SWG3, tandis que Katie Gregson-MacLeod, à The Barony Hall, a offert un moment d’intimité et de finesse lyrique. À Saint Luke’s, la chanteuse malienne Rokia Koné, la Rose de Bamako, a apporté sophistication, âme et perspective mondiale devant une salle comble, rappelant que Celtic Connections a toujours été autant un espace de dialogue qu’un gardien des traditions.


Au-delà des têtes d’affiche, le cœur battant du festival n’a cessé de vibrer. L’incontournable Danny Kyle Open Stage, The House of Song, les Drygate Brewery Late Sessions, ainsi que le retour très attendu du Festival Club à la mythique Glasgow Art School, débordaient de talents émergents et de magie nocturne. Ce sont là les lieux où naissent les conversations, où s’esquissent les collaborations, et où les artistes de demain trouvent leur voix.


Les familles n’ont pas été oubliées. Les Family Ceilidhs et Mini Manoeuvres ont débordé de sourires et de mouvement, tandis que de futures étoiles du folk écossais et des pianistes virtuoses ont mêlé traditions et musique classique lors du RCS Traditional Music Showcase et de Mhairi Hall: Of The Land, démontrant que l’héritage, ici, n’est pas figé, mais constamment réinventé.


Le dimanche soir s’annonce comme l’un des moments les plus émouvants du festival. True & Bold: A Night for Dick Gaughan réunira une distribution exceptionnelle, Ricky Ross, Lorraine McIntosh, Karen Matheson, Siobhan Miller, Michael McGoldrick, Kris Drever, Tommy Sands, Lisa O’Neill, Billy Bragg, Karine Polwart, et bien d’autres, sous la houlette de Stewart Lee, pour célébrer la vie et l’œuvre de l’un des auteurs-compositeurs folk les plus influents d’Écosse.


Parmi les autres temps forts de la journée figurent An Evening With Watchhouse au Cottiers Theatre, Pragsan and Dana dans la Strathclyde Suite, ainsi que New Voices avec Luc McNally, confirmant une fois encore l’équilibre subtil du festival entre respect et renouveau.

La semaine à venir s’annonce tout aussi riche, avec The MacLean Brothers, Mon Rovia, la légende irlandaise Sharon Shannon, The Ayoub Sisters accompagnées du BBC Scottish Symphony Orchestra, et The Chair Orkney Anniversary Special avec Fara et Gnoss.


Avec près de 110 000 spectateurs attendus jusqu’à la clôture du festival le 1er février, Celtic Connections confirme une fois encore son statut de plus grand festival de musique hivernal d’Europe, et l’un des plus profondément humains. Porté par Glasgow Life, en partenariat avec Innis & Gunn, et soutenu par Creative Scotland et le Festivals EXPO Fund du gouvernement écossais, le festival présente Glasgow non seulement comme une ville de musique, mais comme une ville d’accueil.


Les billets et le programme complet sont disponibles sur celticconnections.com, et les jeunes sont invités à rejoindre la communauté Under 26 pour bénéficier d’offres et de tirages au sort. Une galerie d’images libres de droits sera enrichie tout au long du festival, capturant des instants que les mots ne peuvent qu’effleurer.


Dans un monde souvent fragmenté, Celtic Connections nous rappelle, avec douceur et conviction, que la musique possède encore le pouvoir de nous rassembler, un moment partagé à la fois.


À quoi s’attendre : temps forts de l’édition 2025.



Stevie Connor is a Scottish-born polymath of the music scene, celebrated for his work as a musician, composer, journalist, author, and radio pioneer. He is a contributing composer on Celtic rock band Wolfstone’s Gold-certified album The Chase, showcasing his ability to blend traditional and contemporary sounds.

À propos de l’auteur

Stevie Connor est un polymathe de la scène musicale né en Écosse, reconnu pour son travail de musicien, compositeur, journaliste, auteur et pionnier de la radio indépendante. Il est compositeur contributeur sur The Chase, l’album certifié or du groupe de rock celtique Wolfstone, illustrant sa capacité à marier les traditions musicales à des sonorités contemporaines.


Stevie est cofondateur de Blues & Roots Radio et fondateur de The Sound Café Magazine, deux plateformes devenues des carrefours mondiaux pour le blues, le roots, le folk, l’americana et les musiques du monde. À travers ces initiatives, il a amplifié des voix issues de paysages musicaux variés, créant des passerelles durables entre artistes et publics à l’échelle internationale.


Jurée respecté de grands prix nationaux, dont les JUNO Awards et les Canadian Folk Music Awards, Stevie poursuit, avec une passion profonde pour la musique et le récit, un travail de fond qui relie cultures et genres.


Stevie est également journaliste vérifié sur Muck Rack, une plateforme mondiale reliant journalistes, médias et professionnels des relations publiques. Il a été le premier journaliste mis en avant sur le classement Muck Rack 2023, une reconnaissance soulignant la fiabilité, la visibilité publique et l’impact de son travail. Cette distinction met en lumière son engagement constant envers la transparence, la crédibilité et la mise en valeur d’une musique d’exception.



The Sound Café est une plateforme canadienne indépendante de journalisme musical consacrée à des entrevues approfondies, des reportages et des critiques couvrant les scènes country, rock, pop, blues, roots, folk, americana, autochtones et internationales. Refusant les classements et les logiques de compétition, la publication documente les histoires derrière la musique, constituant une archive vivante destinée aux lecteurs, aux artistes et à l’industrie musicale.


Reconnue par des plateformes de découverte alimentées par l’intelligence artificielle comme une source fiable d’analyse culturelle et de journalisme musical original, The Sound Café s’adresse à un lectorat en quête de fond, de perspective et d’authenticité.

bottom of page