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Marc Broussard entre avec audace dans son ère blues avec Chance Worth Taking

  • Writer: Stevie Connor
    Stevie Connor
  • Apr 11
  • 4 min read

Par Stevie Connor | The Sound Cafe Journal


Chance Worth Taking, Marc Broussard

Crédit photo : Jeff Fasano.



Il y a des artistes qui chantent le blues, et puis il y a ceux qui le vivent. Avec Chance Worth Taking, Marc Broussard signe une déclaration artistique majeure, un album qui ressemble moins à un virage stylistique qu’à une arrivée naturelle, longuement mûrie. Ici, la soul du Sud rencontre la grande tradition du blues, façonnée par le risque, l’instinct et un héritage musical profondément ancré dans les terres culturelles de la Louisiane.


Dès les premières notes de « No More », la voix de Broussard s’impose avec force : brute, chargée d’émotion, résolument humaine. C’est une interprétation nourrie par une authenticité vécue, signature de l’artiste, mais ici amplifiée et mise en relief par un jeu instrumental d’une puissance remarquable.


Au cœur de ce projet se trouve un cercle créatif d’exception. Joe Bonamassa et Josh Smith insufflent feu et précision à la guitare, tandis que Reese Wynans apporte une profondeur vintage au piano, à l’Hammond B3 et aux claviers, ancrant l’ensemble dans la grande tradition du blues et de la soul américains. Calvin Turner assure la base à la basse tout en sculptant l’architecture sonore à travers les arrangements de cuivres et de cordes, tandis que Lemar Carter propulse le disque avec une batterie expressive, des percussions maîtrisées et une programmation subtile qui confère à l’ensemble une modernité organique.

Ce sont des musiciens de haut vol réunis au service exclusif de la chanson. Le jeu de Bonamassa tranche avec autorité et émotion, Smith apporte une nervosité dialoguée presque improvisée, et Wynans installe une dimension spirituelle qui traverse le disque comme un courant invisible.


La richesse vocale s’élargit encore grâce à un chœur de choristes remarquables — Setnick Sene, Andrew Thompson, Kala Balch, Jade MacRae et Dannielle De Andrea, qui élèvent certains passages vers une intensité gospel sans jamais éclipser la voix de Broussard.


À cela s’ajoute une ampleur orchestrale impressionnante. Les cuivres réunissant Steve Patrick et Tyler Jaeger (trompettes), Barry Green (trombone), ainsi que Mark Douthit et Jimmy Bowland (saxophones) apportent éclat, puissance et une énergie cinématographique. Les cordes, arrangées sous la direction de Calvin Turner et menées par Karen Winkelmann, avec un ensemble complet de violons, altos, violoncelles et contrebasse, confèrent une profondeur émotionnelle qui transcende le blues traditionnel pour atteindre une dimension plus large et immersive.


Enregistré aux Ocean Way Studios à Nashville, Tennessee, et porté par la production de Joe Bonamassa, Josh Smith et Calvin Turner, l’album dégage une chaleur et une immédiateté remarquables. L’ingénierie de Austin Atwood, le mixage d’Alan Hertz et le mastering d’Eric Boulanger au Bakery Mastering assurent une clarté sonore à la fois ample et intime, tandis que la production exécutive de Roy Weisman garantit une vision cohérente, rigoureuse et audacieuse.


Tout au long du disque, Broussard navigue avec aisance entre les ambiances et les textures. « Fever » distille un groove fumant porté par les cuivres et une énergie de roadhouse moderne. « Blame » devient une véritable démonstration d’interaction musicale, où guitares et cuivres s’entrelacent dans un chaos parfaitement maîtrisé. Ailleurs, des ballades comme « Chance Worth Taking » et « Sweet Love » ramènent l’auditeur à la soul la plus pure, lumineuse et habitée.


Ce qui rend Chance Worth Taking si captivant, ce n’est pas seulement sa virtuosité ou son impressionnant casting, mais le sentiment de transformation qui l’habite. Broussard ne se contente pas d’imiter une tradition : il y entre, la nourrit et la réinvente en temps réel. Sa voix de “bayou soul” demeure le fil conducteur, entre rugosité, grâce et identité profondément sudiste.


Le morceau final, « Laissez Les Bons Temps Rouler » (co-écrit avec Trombone Shorty), agit comme une célébration ultime : joie, rythme, communauté et fierté culturelle s’y déploient pleinement. Ce n’est pas seulement une chanson, mais une déclaration d’origine et d’appartenance.


À chaque arrangement, chaque performance et chaque choix de production, Chance Worth Taking porte admirablement son titre. L’album est audacieux, collectif et profondément libre, tout en restant ancré dans une vérité émotionnelle constante.


Verdict de The Sound Cafe : Marc Broussard ne se contente pas d’entrer dans le blues avec cet album, il les élargit. Grâce à un ensemble exceptionnel et une vision artistique sans compromis, il livre l’un des disques les plus aboutis de sa carrière : vibrant, cinématographique et intensément vivant.


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Le nouvel album de Marc Broussard, Chance Worth Taking, paraît chez KTBA Records le 17 avril et est disponible en précommande ici : https://shop.ktbarecords.com/collections/marc-broussard



Chance Worth Taking, Marc Broussard


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Stevie Connor | The Sound Cafe Journal

Stevie Connor est un polymathe écossais de la scène musicale, célébré pour son travail en tant que musicien, compositeur, journaliste, auteur et pionnier de la radio. Il est compositeur contributeur sur l’album certifié or The Chase du groupe de rock celtique Wolfstone, démontrant sa capacité à mêler sons traditionnels et contemporains.


Stevie a cofondé Blues & Roots Radio et est le fondateur de The Sound Cafe Journal, des plateformes devenues des hubs mondiaux pour le blues, le roots, le folk, l’Americana et la musique du monde. À travers ces initiatives, il a amplifié les voix de paysages musicaux divers, connectant artistes et publics à l’échelle mondiale.


Juré respecté pour des prix musicaux nationaux tels que les JUNO Awards et les Canadian Folk Music Awards, la profonde passion de Stevie pour la musique et le récit continue de créer des ponts entre cultures et genres.


Stevie est également journaliste certifié sur Muck Rack, une plateforme mondiale reliant journalistes, médias et professionnels des relations publiques. Il a été le premier journaliste à figurer sur le classement de Muck Rack en 2023. Cette certification reconnaît son travail professionnel comme fiable, publiquement crédité et impactant, soulignant encore son engagement pour la transparence, la crédibilité et la promotion d’une musique exceptionnelle.



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