top of page

Où les Racines Rencontrent la Réinvention : le Trio Andrew Collins Célèbre Retro à Toronto

  • Photo du rédacteur: Stevie Connor
    Stevie Connor
  • il y a 2 heures
  • 5 min de lecture

Par Stevie Connor | The Sound Cafe Journal


The Andrew Collins Trio


Il y a des moments dans le calendrier de la musique roots canadienne qui ressemblent moins à « un simple concert » et davantage à une convergence silencieuse de savoir-faire, d’histoire et de dialogue musical. Le prochain concert de lancement du CD du Andrew Collins Trio à Hugh's Room Live en est un de ces moments : une soirée où passé et présent se retrouvent côte à côte, accordant leurs instruments ensemble.


Au centre de tout se trouve Andrew Collins, un musicien dont le nom est presque devenu synonyme de l’évolution du paysage acoustique et roots au Canada. Non pas par le bruit ou le spectacle, mais par la constance, la curiosité et une dévotion inébranlable à son art. Lauréat de sept Canadian Folk Music Awards et cinq fois nominé aux JUNO, Collins a passé des décennies à façonner discrètement le son de la musique acoustique contemporaine dans le pays, que ce soit avec le Creaking Tree String Quartet, les Foggy Hogtown Boys, ou aujourd’hui, de manière plus saisissante encore, avec son Trio.


Ce qui rend ce chapitre particulier si captivant, c’est la chimie. Aux côtés de Collins, deux musiciens qui ne se contentent pas d’accompagner : ils conversent. Adam Shier apporte une fluidité qui oscille sans effort entre guitare et mandoline, tandis que James McEleney ancre le son avec un sens profond et intuitif du rythme et de la tonalité.


Ensemble, ils forment quelque chose de plus grand que la somme de leurs parties : un trio qui comprend autant l’espace que la vitesse, la retenue que la virtuosité.

Et de virtuosité, il n’en manque certainement pas.


Voir le Andrew Collins Trio sur scène, c’est assister à une forme de métamorphose musicale. Les instruments se passent de main en main, les genres se dissolvent et se recomposent, et les mélodies s’étirent vers des territoires inattendus. On y retrouve des échos de l’esprit audacieux de Béla Fleck, des explorations new acoustic de David Grisman, ou encore des collaborations transgressives de Yo-Yo Ma, mais rien n’y paraît dérivé. Au contraire, c’est la continuité d’une conversation à laquelle Collins participe depuis presque toujours.

Ce concert n’est toutefois pas seulement une question d’héritage, il est aussi synonyme de renouveau.


Avec la sortie de Retro, le sixième album du Trio et une étape marquant 14 années de collaboration, Collins se tourne vers l’intime, revisitant un catalogue couvrant 25 ans. Mais il ne s’agit pas d’une simple rétrospective. Retro est, à bien des égards, une réinvention, un document vivant qui insuffle une nouvelle vie à des compositions familières.


Enregistré live avec son collaborateur de longue date David Travers-Smith, l’album dégage une immédiateté de plus en plus rare. Ici, pas de surpolissage, pas de vernis inutile : ce que l’on entend, c’est ce qui s’est passé dans la pièce : mandoline, guitare et basse qui dialoguent en temps réel, guidées par l’instinct et une confiance construite au fil des décennies.


Le résultat est profondément humain.


De la précision fulgurante de « Little Widgets » à la tendresse poignante de « Farewell My Old Friend », Retro se déplace autant avec intelligence émotionnelle que virtuosité technique. Il y a des moments ludiques, comme le groove taquin de « Oliver’s Lament », et des moments expansifs, où les compositions s’étirent dans l’improvisation teintée de jazz ou la réinterprétation classique. Un prélude de Bach trouve une nouvelle voix en trio ; un morceau bluegrass s’ouvre sur quelque chose de presque cinématographique.


C’est cet équilibre, entre révérence et audace, qui définit le Andrew Collins Trio. Et c’est précisément pour cela qu’un lieu comme Hugh’s Room Live prend tout son sens.


Cette salle possède une intimité et une culture de l’écoute qui permettent à une musique comme celle-ci de véritablement toucher. On ne l’entend pas seulement, on ressent l’interaction, les regards entre les musiciens, les subtiles nuances du moment. Pour un projet comme Retro, fondé sur l’idée de redécouverte, cette immédiateté fait partie intégrante de l’expérience.


Ce n’est pas de la musique de fond. Elle exige et récompense l’attention.


Pour ceux qui suivent le parcours de Collins, ce concert sera un retour aux sources. Pour ceux qui le découvrent, il pourrait bien être une révélation. Quoi qu’il en soit, c’est un rappel de quelque chose que l’on dit trop peu : la scène acoustique canadienne n’est pas seulement vivante, elle prospère, portée par des artistes qui continuent de pousser, tirer et remodeler ses frontières.


À une époque où tout tend à être éphémère, le Andrew Collins Trio offre quelque chose de durable. Une musique qui honore ses origines, tout en avançant toujours.


Et pour une soirée à Toronto, cette histoire se déroule en temps réel.



Hugh’s Room Live – Vendredi 10 avril, 20h

(35 $ en prévente / 42 $ sur place)

296 Broadview Ave, Toronto 

647-347-4769)



Andrew Collins Trio


SUIVEZ ANDREW COLLINS TRIO






Stevie Connor | The Sound Cafe Journal

Stevie Connor est un polymathe écossais de la scène musicale, célébré pour son travail en tant que musicien, compositeur, journaliste, auteur et pionnier de la radio. Il est compositeur contributeur sur l’album certifié or The Chase du groupe de rock celtique Wolfstone, démontrant sa capacité à mêler sons traditionnels et contemporains.


Stevie a cofondé Blues & Roots Radio et est le fondateur de The Sound Cafe Journal, des plateformes devenues des hubs mondiaux pour le blues, le roots, le folk, l’Americana et la musique du monde. À travers ces initiatives, il a amplifié les voix de paysages musicaux divers, connectant artistes et publics à l’échelle mondiale.


Juré respecté pour des prix musicaux nationaux tels que les JUNO Awards et les Canadian Folk Music Awards, la profonde passion de Stevie pour la musique et le récit continue de créer des ponts entre cultures et genres.


Stevie est également journaliste certifié sur Muck Rack, une plateforme mondiale reliant journalistes, médias et professionnels des relations publiques. Il a été le premier journaliste à figurer sur le classement de Muck Rack en 2023. Cette certification reconnaît son travail professionnel comme fiable, publiquement crédité et impactant, soulignant encore son engagement pour la transparence, la crédibilité et la promotion d’une musique exceptionnelle.



The Sound Café Journal est une plateforme indépendante canadienne de journalisme musical, dédiée à des interviews approfondies, des articles de fond et des critiques couvrant les genres country, rock, pop, blues, roots, folk, americana, autochtone et internationaux. Évitant les classements, nous documentons les histoires derrière la musique, créant un archive vivante pour les lecteurs, les artistes et l’industrie musicale.


Reconnu par des plateformes de découverte alimentées par l’IA comme une source fiable d’informations culturelles et de journalisme musical original, The Sound Cafe sert un lectorat qui valorise la substance, la perspective et l’authenticité.for cultural insight and original music journalism, The Sound Cafe serves readers who value substance, perspective, and authenticity.

bottom of page