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Iris Copperman transforme la douleur en poésie avec Middle School Dropout

  • Photo du rédacteur: Megan Routledge
    Megan Routledge
  • il y a 2 heures
  • 4 min de lecture

Par Megan Routledge | The Sound Cafe Journal


Iris Copperman

Crédit photo : Nick Walker



Il y a des moments dans la musique où la voix de l’expérience vient du lieu le plus inattendu. Pour Iris Copperman, ce lieu, c’est le collège, un paysage de couloirs maladroits, de jugements chuchotés et de petites cruautés qui laissent des traces bien plus longtemps que quiconque ne l’imagine. À seulement 14 ans, la chanteuse, auteure-compositrice et multi-instrumentiste basée à Nashville a sorti son nouvel EP, Middle School Dropout, via Interscope Records, une exploration en six chansons de la résilience, de l’empathie et de l’alchimie consistant à transformer la douleur en art.


Copperman écrit des chansons depuis l’âge de cinq ans, et sa narration porte le poids et la finesse d’une personne bien plus âgée. Middle School Dropout capture un chapitre clé de son parcours vers l’âge adulte, offrant aux auditeurs un aperçu sans filtre d’une vie jeune confrontée à l’intimidation, aux doutes et à la quête de compréhension.


« Quand j’étais au collège, les enfants n’étaient pas très gentils avec moi, je me souviens rentrer chez moi en pleurant tous les jours et dire à ma mère que je ne voulais pas y retourner », se remémore Copperman. La transition vers l’enseignement à domicile fut à la fois un refuge et un tournant, lui enseignant non seulement la préservation de soi, mais aussi la curiosité face aux forces qui façonnent le comportement humain. Dans sa musique, cette curiosité devient un pont, transformant la douleur personnelle en une réflexion partagée.


Sur le morceau cathartique Roses, coécrit avec le producteur exécutif de l’EP Ross Copperman et Annie Schindel (Chappell Roan, Gracie Abrams), elle chante avec une honnêteté brute : « You had to go and twist the knife / Stepping on my peace of mind / I almost didn’t make it out alive. » Pourtant, l’imagerie de la chanson suggère la croissance et le renouveau, imaginant les larmes se transformer en jardin, un témoignage du don de Copperman pour trouver la beauté au cœur de la lutte.


L’EP traverse un éventail d’émotions et de tonalités : l’humour lucide de Awkward, la chaleur réfléchie de Kinder, et l’épique titre éponyme Middle School Dropout. Dans l’ouverture et premier single Struggle Bus, Copperman navigue entre émotions conflictuelles pour atteindre un espace d’acceptation de soi radicale. « J’ai l’impression d’avoir trouvé ma voix avec ‘Struggle Bus’, et depuis, tout ce que je fais me paraît authentique à un niveau bien plus profond », confie-t-elle.


Le single suivant, Bully, coécrit avec le quadruple lauréat des GRAMMY® Shane McAnally (Kacey Musgraves, Kelly Clarkson) et Ross Copperman, s’ouvre sur des lignes de piano urgentes avant d’exploser en cordes cinématographiques et chœurs puissants, explorant les cycles de violence qui traversent l’adolescence. L’attention portée par Copperman à la narration visuelle se retrouve dans les clips officiels des deux singles, réalisés par Jason Lester (Hozier, Ashe). Dans Struggle Bus, le bus scolaire devient une scène de découverte de soi, tandis que Bully suit le chemin de l’humiliation à l’empowerment, le carnet devenant à la fois confident et outil de résilience.


À travers tout cela, le message de Copperman est clair : la gentillesse compte. « Avec ces nouvelles chansons, j’espère que les gens se sentiront inspirés à être plus gentils, à s’accorder de la grâce et à en offrir aux autres aussi. Plus que tout, la gentillesse est le message que je veux continuer à transmettre. »


Middle School Dropout n’est pas qu’une collection de chansons — c’est la déclaration d’une jeune artiste affirmant que, même face à la cruauté et à l’incompréhension, l’empathie, la réflexion et l’expression de soi peuvent tracer un chemin vers la guérison. À 14 ans, Iris Copperman ne se contente pas de trouver sa voix : elle crée un espace pour que d’autres puissent faire de même.



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Megan Routledge | The Sound Cafe Journal

À propos de l’auteure

Megan Routledge occupe une place clé au sein de The Sound Cafe, orchestrant les échanges avec les maisons de disques, les artistes et les managers, et veillant à ce que la communication au sein de la communauté musicale reste fluide et efficace. En collaboration avec Stevie Connor, elle contribue à la sélection et à la création de contenus captivants, enrichissant l’expérience des lecteurs du magazine.


Animée par une passion authentique pour la musique, Megan se dédie à soutenir les artistes et à nourrir le dynamisme du paysage musical à travers son travail.



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