Megan Moroney atteint le Cloud 9 avec l’irrésistible intensité de « Wish I Didn’t »
- Anne Connor

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Par Anne Connor | The Sound Cafe

Crédit photo : Amber Asaly.
Il arrive un moment, dans le parcours d’un artiste, où l’élan se transforme en évidence — lorsque la promesse cède la place à l’accomplissement. Avec la sortie de « Wish I Didn’t », Megan Moroney ne se contente pas d’entrer dans cette phase charnière : elle s’y installe avec assurance, étincelle après étincelle, refrain après refrain, mot après mot.
Dévoilé aujourd’hui avec un clip officiel élégant et cinématographique mettant en vedette Dylan Efron, « Wish I Didn’t » s’impose comme le titre le plus audacieux, le plus joueur et le plus explosif à ce jour issu de Cloud 9, le troisième album studio très attendu de Moroney, attendu le 20 février via Sony Music Nashville/Columbia Records. À cinq semaines de sa sortie, l’album ne se présente déjà plus comme une simple nouveauté à venir, mais bien comme un véritable événement culturel.
Depuis ses débuts, Megan Moroney s’est forgé une réputation fondée sur la précision émotionnelle, cette capacité rare à transformer la vulnérabilité, les chagrins d’amour et l’introspection en chansons à la fois profondément personnelles et universellement accessibles. « Wish I Didn’t » renverse subtilement cette perspective. Ici, il n’est pas question de chute, mais de contrôle. D’un avertissement lancé avec le sourire. D’un regard en coin transformé en refrain.
Dès les premières lignes, le ton est donné. Moroney observe, jauge et confronte un charmeur aux allures de signal d’alarme ambulant avec une confiance calme, forgée par l’expérience plutôt que par la posture. Elle connaît les histoires, elle a entendu les rumeur, et pourtant, consciente que l’attraction défie souvent la logique, elle avance, tout en traçant une ligne claire. Lorsque le refrain éclate, l’impact est immédiat : « Je crois que je tombe amoureuse de toi / Ne me fais pas regretter de l’avoir fait ». Une invitation doublée d’un ultimatum, portée par une aisance mélodique irrésistible.
Écrite par Moroney aux côtés d’Emily Weisband, Hillary Lindsey et Luke Laird, « Wish I Didn’t » est un modèle d’équilibre dans l’écriture country-pop contemporaine. Tout y est : mordant sans cynisme, légèreté sans superficialité. Le vers du deuxième couplet — « Les tueurs de sang-froid ont des armes / moi, j’ai des chansons », résume parfaitement l’ADN Moroney : lucide, intrépide et subtilement implacable. Elle sait exactement qui elle est — et surtout, de quoi elle est capable.
À la production, Kristian Bush confirme une nouvelle fois la force de sa collaboration avec Moroney. Prolongeant l’univers sonore établi sur Am I Okay? (certifié OR) et sur Lucky, son premier album, Bush insuffle à « Wish I Didn’t » une énergie irrésistible : guitares lumineuses, rythmiques percutantes, superpositions vocales massives. Un titre pensé aussi bien pour la radio que pour les grandes scènes, conçu pour être écouté, et réécouté, à plein volume.
Sur le plan visuel, le clip réalisé par Lauren Dunn élève encore le propos. Inspirée d’une relecture contemporaine et espiègle de Mr. & Mrs. Smith, la vidéo met en scène Moroney et Dylan Efron en couple parfait dissimulant des vies secrètes d’assassins rivaux. Le résultat est ludique, stylisé et truffé de clins d’œil, jusqu’à un final en suspense qui appelle une suite. Une démonstration éclatante que Moroney ne pense plus seulement en chansons : elle construit désormais des univers.
Cette sortie intervient alors que l’influence culturelle de Megan Moroney dépasse largement les frontières de la musique country. Cloud 9 figure récemment dans la sélection prestigieuse du New York Times, « 7 albums que j’attends avec impatience en 2026 », signée par la critique Lindsay Zoladz, qui la couronne « reine incontestée de la sad-girl country ». Aux côtés d’artistes tels que Bruno Mars, Robyn, Ari Lennox ou PinkPantheress, et en tant que seule artiste issue du country sur cette liste éclectique, Moroney confirme sa portée transversale.
Le constat est partagé ailleurs. Esquire a inclus Cloud 9 dans sa liste des « 15 albums les plus attendus de 2026 », saluant Moroney comme l’un des talents les plus brillants de la scène country actuelle et une véritable force montante sur les routes. Dès la révélation de la tracklist, les réactions ont afflué dans Rolling Stone, Billboard, SPIN, American Songwriter et Holler. Le message est clair : l’attente autour de Megan Moroney est à son comble.
Décrit par l’artiste comme un album « écrit par la version la plus forte et la plus confiante de moi-même », Cloud 9 comptera 15 titres et s’annonce comme son œuvre la plus ambitieuse à ce jour. On y retrouvera notamment « 6 Months Later », hit certifié OR et classé dans le Top 5 des radios country, « Beautiful Things », ainsi que des collaborations très attendues avec Ed Sheeran et Kacey Musgraves. des rencontres qui semblent relever moins du coup médiatique que d’une évolution artistique naturelle.
Et la scène n’est jamais loin. Dès le mois de mai, Megan Moroney prendra la route avec THE CLOUD 9 TOUR, une tournée internationale de 49 dates dont la portion américaine a déjà écoulé plus de 450 000 billets. De l’Amérique du Nord à l’Europe et au Royaume-Uni, cette tournée confirme son statut d’artiste incontournable, capable de transformer des chiffres de streaming impressionnants en salles combles.
Pris dans son ensemble, « Wish I Didn’t » agit comme une véritable déclaration d’intention. Megan Moroney y apparaît plus libre, plus assurée et visiblement prête à repousser les limites, sans jamais perdre son sens du plaisir. C’est une country affûtée, une pop affirmée et une écriture nourrie par l’expérience plutôt qu’adoucie par le succès.
Si Cloud 9 reflète réellement la version la plus forte de Megan Moroney, alors « Wish I Didn’t » en est la bande-son éclatante : celle d’une artiste qui avance, sourit, et met le monde au défi de suivre le rythme.

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